L’hymne aussi bien que le drapeau sont des symboles d’unité, dont il est question ces derniers jours jusqu’à l’écœurement.
Pourtant, chanter ou faire de la musique ensemble, se regrouper derrière une idée, … cela peut-être une expérience humaine, sociale, politique qu’il serait dommage d’abandonner aux seuls promoteurs de manifestations guerrières (militaires et autres) contre l’autre-alter, l’étrange-étranger, l’adverse-adversaire.

L’unité est une notion ambiguë quand elle est imposée par une idéologie “supérieure” (comme l’est la raison d’État), non discutable, non partagée, faisant référence une Histoire plutôt qu’à des histoires, à un intérêt général plutôt qu’à des intérêts communs, à des visions à construire ensemble pour changer l’avenir.
Ce qui dérange et paraît outrancier, c’est le lien forcé entre unité et identité.
Que n’a-t-on, à disposition de notre débat collectif, d’autres paroles que celles de la Marseillaise pour accorder nos violons, d’autres symboles que le drapeau pour exprimer la solidarité que nous voulons active ?
Philippe Brachet, membre du conseil d’administration de l’Adels, invite à réfléchir sur les fondements de la démocratie participative et délibérative. Il livre ici un texte d’appel : adels-demoparticipative.pdf dans lequel à la prédominance du pouvoir personnel de l’homme ou de la femme politique il oppose le pouvoir de la participation des citoyens par la délibération.
La démocratie ne peut plus se limiter à l’élection.
Bruno Lestienne, du comité de quartier de L’hommelet, à Roubaix, et membre du réseau Capacitation nous envoie l’interview filmée de Serge Depaquit, vice-président de l’Adels, en avant-première de l’article qu’il proposera prochainement dans la presse nationale sur le thème : les politiques et les médias ont convoqué les “vrais gens”, il ne faudrait pas oublier “les vraies questions“. Et parmi elles : Peut-on faire société si on occulte la question de l’incertitude dans laquelle nous sommes plongés ?
Dans le plus grand cabaret politique de France, le grand prestidigitateur mélange son paquet de cartes. Quelques manips et un bla-bla plus tard, il demande à un institut de sondage d’en sortir quatre. (Ah ! la démocratie par les panels !)

Le spectateur apprend, stupéfait, que ce sont les quatre futurs as de l’élection. Bizarrement, on n’entend pas Le Pen beugler contre cette nouvelle bande des quatres, et pour cause : il en est.

Quant aux autres candidats, la campagne n’est pas encore commencée qu’ils sont déjà discrédités, ravalés au rang de “petits”. Et ceux qui voteront pour ces derniers, ce sont des nains de jardin ?
Parlons sérieusement :
Quels canaux de diffusion utiliser pour faire valoir notre exigence de débat participatif ?
Comment développer les pratiques de démocratie délibérative au-delà de quelques initiatives locales sans tomber dans la caricature botoxée ?