L’Association pour la démocratie et l’éducation locale et sociale se déclare solidaire du mouvement de grève nationale du
29 janvier 2009.

À l’écoute des acteurs des territoires – élus, agents de la fonction publique territoriale, militants, bénévoles et permanents salariés des associations – l’Adels constate que les orientations prises par le gouvernement ne sont pas de nature à atténuer les effets dévastateurs de la crise globale qui touche aujourd’hui le corps social. Bien au contraire.
Les initiatives quotidiennes prises par les associations doivent être reconnues et soutenues – et non étranglées par manque de subventions – pour maintenir le lien entre les personnes, les groupes et les quartiers quand tout incite au repli sur soi et génère une profonde angoisse collective face à l’incapacité des pouvoirs publics de prévoir et d’organiser l’avenir.
Un soutien technique et financier conséquent est nécessaire auprès des acteurs locaux de la politique de la ville plutôt qu’un démantèlement de ce champ d’action prioritaire.
Le service public doit être doté de moyens suffisants pour relever le défi de la marchandisation globale des relations humaines et assurer sur tout le territoire le maillage indispensable à l’espace public.
L’administration des droits doit être renforcée, non détruite, dans l’éducation nationale, la santé, la justice, le travail et la protection sociale. La solidarité nationale est nécessaire pour combattre l’insécurité sociale.
La nouvelle organisation des politiques publiques doit placer l’État aux côtés des territoires pour faire valoir leurs ressources et leurs projets de développement plutôt que l’organisation d’un désinvestissement massif justifié par les seules logiques de rentabilité à court terme et d’économies d’échelle.
En interrompant ces activités pendant cette journée du 29 janvier, l’Adels se place aux côtés de tous ceux qui souhaitent s’engager dans une politique de développement génératrice de
richesse collective durable.

