L’identité par un hymne, derrière un drapeau ?

L’hymne aussi bien que le drapeau sont des symboles d’unité, dont il est question ces derniers jours jusqu’à l’écœurement.

Pourtant, chanter ou faire de la musique ensemble, se regrouper derrière une idée, … cela peut-être une expérience humaine, sociale, politique qu’il serait dommage d’abandonner aux seuls promoteurs de manifestations guerrières (militaires et autres) contre l’autre-alter, l’étrange-étranger, l’adverse-adversaire.

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L’unité est une notion ambiguë quand elle est imposée par une idéologie « supérieure » (comme l’est la raison d’État), non discutable, non partagée, faisant référence une Histoire plutôt qu’à des histoires, à un intérêt général plutôt qu’à des intérêts communs, à des visions à construire ensemble pour changer l’avenir.

Ce qui dérange et paraît outrancier, c’est le lien forcé entre unité et identité.

Que n’a-t-on, à disposition de notre débat collectif, d’autres paroles que celles de la Marseillaise pour accorder nos violons, d’autres symboles que le drapeau pour exprimer la solidarité que nous voulons active ?

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4 réflexions sur “L’identité par un hymne, derrière un drapeau ?

  1. Le Drapeau, a fait suite aux armoiries et blasons de l’ancien régime, il signe l’Etat-Nation. Il est suggéré comme la représentation des limites en Droit et en territoire, à ce titre devrait inviter au respect sinon à la soumission. Ce symbole avec la devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » semble perdre de son prestige, pour la devise la Solidarité s’est invitée au fronton de certaines Mairies, quant au drapeau, il flotte souvent au milieu de ceux des Pays hôtes des Collectivités Territoriales en compagnie de celui de l’Union Européenne. Depuis 1993, en Rhône-Alpes avec la Fonda nous avons initié une action  » CitoyennetéS, la preuve par 1901″ qui témoignait d’un portage du civisme et de la citoyenneté plurielle par les associations, pas seulement « patriotiques » et mémorielles (11 novembre, 14 juillet, 8 mai, etc…).
    Le retour un peu crispé sur la Marseillaise dont les paroles incitent peu à la coopération et au Drapeau me dérange un peu. Pas pour le fond, brûler ou piétiner un Drapeau national a un sens précis que nous constatons dans certaine manifestation en divers lieux de la planéte. Pour la forme, enfant du baby-boom, j’ai connu et vécu les avatars du scoutisme post pétainiste avec le salut aux couleurs tous les matins, je crois qu’une autre intelligence peut se construire avec l’Etat – Nation – Patrie – Terre d’accueil avec des moyens plus pédagogiques. En premier lieu, ce qui serait une actualisation de la citoyenneté plurielle du local au global, une (in)formation au sentiment d’attachement à la vie locale, inscrite dans les différents niveaux territoriaux administratifs,départementaux, régionaux, nationaux, européens, internationaux (ONU,etc…). Une citoyenneté qui ne serait plus disjointe des réalités administratives, économiques et du Droit international. Une mise en synergie des différents niveaux d’appartenance y compris avec la coopération décentralisée.
    Utilement serai rappeler la Convention Internationale des Droits de l’Enfant ( C.I.D.E. nov. 1989) dont l’Art. 17 est dédié aux Médias et au Droit à l’information. Se vouloir et être français en Europe dans cette contextualisation a plus de chance d’être perçu comme une richesse partagée.
    Le virage s’impose plus que ce come-back rétro difficile à gérer pédagogiquement, en particulier quand l’Etat-Providence ne peut plus tenir ses promesses.

  2. En tant que femme, citoyenne de gauche, militante de l’économie solidaire basée sur des valeurs de partage, ayant commis des écrits sur « la vision ressources » pour remplacer la « vision manques », je ne peux pas supporter cette Marseillaise guerrière et revencharde.

    Sur le plan musical, reconnaissons une qualité à cet hymne national : c’est de commencer par une « anacrouse », c’est-à-dire une série de notes placées avant le premier temps qui permet de préparer son pied, pour partir tous ensemble d’un même pas.

    Mais en ce qui concerne les paroles, non merci!
    Je déteste :
    -le côté vampire, hémoglobine de ‘ »l’étendard sanglant », « égorger »… « ennemis expirants » :
    -les expressions animalières effrayantes : »mugir », « tous ces tigres..; »
    -l’appel à la haine: « tyrannie », « féroces soldats », « horde d’esclaves », « tremblez, tyrans et vous parfides… » bras vengeurs », »vils ennemis »…
    l’exhaltation de la guerre: « Aux armes!  »  » fiers guerriers » « tout est soldat pour vous combattre », guerriers maganimes »..
    « refrain terrible… »

    Faut-il accepter le principe de sacrifier allègrement des générations entières qui poursuivent l’injonction de vengeance: « S’ils tombent nos jeunes héros, la terre en prduira de nouveaux…; »
    Bravo, on a vu ce que ça donnait à Verdun…

    On entretien l' »esprit revenchard » par un couplet spécialement conçu pour les enfants – a-ton vérifié qu’il était audible pour de jeunes oreilles??? – : « nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus… Bien moins jaloux de leur survivre que de partager leur cercueil »…
    Alors, il suffit pas d’enterrer les aînés, il faut aussi perdre les cadets???
    Je préfère cent fois les paroles de Brassens : » mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ! »

    Vision démodée d’un sentiment national masculin (« les mâles accents ») qui fait bon marché du prix de la vie… (On voit bien que vous ne la donnez pas, messieurs !)

    Vision démodée aussi d’une France rurale (« entendez vous dans les campagnes » … « nos sillons »…) alors que nous sommes un peuple de villes, on se croirait du temps des tranchées, où l’on se battait pour des m2 de terrain….

    Et enfin la notion de « sang impur » me rappelle de TRES TRES mauvais souvenirs !! C »est quoi un sang pur??? Aryen peut-être ???

    Bref, cet appel à la haine sanguignolent, raciste, sexiste ne permet en aucun cas d’apprendre le « vivre ensemble » dont on a tant besoin.

    Donc, moi je suis pour garder la musique et comme le propose José Bové faire un grand concours pour changer le texte et mettre des paroles de paix.

    ;

  3. Bonjour,

    Votre site a été retenu pour faire partie de la sélection proposée par le moteur de recherche Territoo (http://www.territoo.net), moteur de recherche spécialisé dans les ressources gratuites à destination des acteurs territoriaux.

    Nous espérons que cette sélection vous apportera de nouveaux visiteurs.

    A votre tour, vous pouvez contribuer, si vous le souhaitez, à faire connaître notre moteur de recherche en insérant un lien sur votre site (http://www.territoo.net/lien.html).

    Le moteur se veut avant tout collaboratif, donc vous pouvez également participer à enrichir la base de données de Territoo en nous signalant des sites en conformité avec notre charte (http://www.territoo.net/infos.html).

    Bonne continuation.
    Cordialement

    Jean-Luc
    L’administrateur de Territoo
    http://www.territoo.net

  4. Pas besoin de réinventer des paroles pour cette Marseillaise sanguinaire et xénophobe, il y a déjà un hymne célèbre, français d’origine, au riche passé (d’où une expression un peu désuète), et porteurs de valeurs autrement plus belles… « L’Internationale », bien sûr !

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