Voyage à Rome

Bonjour,

L’Adels développe un cycle de formation, animé par Jacques Picard et Héloïse nez, sur la mobilisation et la prise en compte des savoirs citoyens dans les dispositifs de participation en Ile-de-France et en Europe.

Des professionnels, des élus, des habitants et des associatifs de 6 sites en Ile-de-France ont participé au cycle de formation, dont la première année s’est clôturée par un séjour d’étude à Rome les 18 et 19 janvier 2008.

L’Adels a profité de cette occasion pour inviter des administrateurs et des bénévoles investis à découvrir les spécificités de l’organisation du territoire de Rome et les enjeux des dispositifs de participation. Bruno Lestienne, militant à l’Adels, a réalisé plusieurs vidéos sur ce qui s’est passé à Rome. Vous pouvez les voir sur son blog : leblog2roubaix.wordpress.com. En voici une, tournée à Corviale :

 

Ce blog est un espace sur lequel nous invitons les participants au séjour d’étude à poster un billet sur leurs impressions de voyage ou à échanger leurs photos…

Vous pouvez obtenir plus de renseignements sur le cycle de formation et le programme de recherche dans lequel il s’inscrit sur le site Internet de l’Adels : http://www.adels.org/formations_etudes/picri.htm.


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Une réflexion sur “Voyage à Rome

  1. Voyage à Rome

    La présentation de Giovanni, à l’université de la Sapienza, montre Rome, comme je ne l’imaginais pas. Une ville où les gens se mobilisent, un fort mouvement social et autogestionnaire, plutôt que le tourisme, les vieilles pierres et le Vatican. Il nous montre notamment une carte de la ville où sont indiqués les conflits d’aménagement et les 36 centres sociaux autogérés, dans une ville de 2,7 millions d’habitants. Il nous explique que la campagne représente 47 % du territoire. En fait, Rome est capitale et banlieue en même temps, et si l’on veut comparer avec Paris c’est 4 fois plus petit. Le développement est poly-centrique autour de 18 noyaux urbains. Bon! Déjà on a mis du temps à comprendre ça, parce que pour nous c’est pas possible d’être ville et campagne dans une même commune! Il y a 19 arrondissements, et tout le monde est au centre gauche, sauf un arrondissement. On apprend que Rome dispose d’un plan d’urbanisme depuis 2001, qu’il n’y en avait plus depuis 1909 et qu’il existe une loi sur « l’auto-récupération résidentielle ».

    On nous parle des logements illégaux, mais on ne comprend pas très bien encore les enjeux de cette problématique, ni combien cette manière dont les Romains habitent leur territoire a des incidences et est même déterminante pour appréhender le fonctionnement, les enjeux des dispositifs de participation à Rome.

    Un élu, jeune (c’est à la fin de l’intervention qu’on a compris qu’il était élu) nous parle du budget participatif qu’il essaie de mettre en place dans le 11eme arrondissement. Il est vraiment impliqué.

    En début d’après-midi, trois hommes nous parlent de la maison de la ville. Et après quatre femmes nous parlent de leur projet sur le 1er arrondissement, et notamment sur la place des enfants dans la fabrication de la ville. On se rend compte que l’université est très présente en tant qu’acteur.

    Le lendemain matin, on va à Corviale, au début quand on passe dans le quartier, on voit une immense barre, on passe bien devant, c’est pas bien entretenu, on déplore ce type d’architecture. Puis on a rdv avec une femme énergique. On parle de participation, de la place des habitants dans le processus de rénovation du quartier. En France, sur un exemple du même type, on parlerait de destruction. Ici, ce n’est pas la question. Les enjeux portent surtout sur la régularisation des habitats abusifs du quatrième et du cinquième étage
    Puis un architecte commence à nous parler de la manière dont ils ont bossé pour sortir le quartier de l’image dans laquelle il était enfermé. L’architecte adore le bâtiment, il a travaillé pendant 1 an et demi dans le quartier. C’est une fondation qui a financé ce projet, la fondation d’un homme qui s’est enrichi avec les machines à écrire. Cela m’a beaucoup fait penser au Bruit du frigo.

    Après, on a filé à Ostie, on a commencé par faire un petit tour dans le village, à regarder le bâtiment. C’est un quartier de Rome, mais qui est très loin du centre-ville, où la majorité des constructions ont été illégales. On est accueilli par le président du comité de quartier, qui est issu d’une coopérative.

    On a mangé comme des princes, le comité de quartier nous a offert l’entrée, des pastas.

    Puis l’après-midi, on s’est baladé dans le quartier. On a essayé de comprendre comment le conseil de quartier fonctionnait, les enjeux de la participation. A la fin on a fini par comprendre, OUF!!! Le président du comité de quartier dirige aussi un consortium : quand les gens paient des taxes, elles sont redistribuées pour améliorer le quartier. Cette personne se présente comme un anarchiste.

    On a découvert que deux pays voisins pouvaient fonctionner de manière différente. C’est pas la même culture au niveau de l’organisation spatiale, et donc les processus de participation changent. C’est même tellement différent, que c’est difficile à appréhender.

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