La soirée-débat commence ici et maintenant!

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Vous pouvez nous prévenir de votre préence en envoyant un mail à adels@adels.org. Merci!

A peine l’invitation envoyée, on reçoit déjà des contributions enthousiastes! Je les « post » donc et vous invite à faire de même!

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5 réflexions sur “La soirée-débat commence ici et maintenant!

  1. « Pourquoi participer ? Est ce que nous essayons de faire participer la
    population pour améliorer les dispositifs de participation déjà existants ?

    Est ce que nous voulons adapter les politiques publiques aux besoins
    exprimées par les habitants ?

    Est ce que nous voulons que le pouvoir politique soit partagé avec les
    habitants, et à travers cela, responsabiliser la population ?

    Est ce que nous cherchons plus d’autonomie sociale et de création de
    conscience critique à travers la participation et la capacitation
    citoyenne ?

    Est ce que nous voulons améliorer nos procédures ou déclencher une dynamique
    participative autonome ? »

    Dario et Caroline, de participa

  2. Henryane de Chaponay : »A propos de la démocratie participative »

    « Je voudrais apporter quelques réflexions à partir de mon expérience et au vu de ce que j’essaye de capter de tous les débats actuels sur cette question.
    Il y a bien sûr les effets de mode mais ceux-ci, à coup sûr, surgissent sur un terrain qui s’y prête en fonction des avatars de la démocratie représentative et de l’évolution de nos sociétés.
    Personnellement je ne peux séparer la notion de démocratie participative de celle de l’éducation populaire. En effet qu’est-ce que l’éducation populaire sinon celle d’efforts constamment répétés et renouvelés pour informer et former des citoyens à travers une multitude d’approches et de méthodes qui visent à la participation sociale et politique de divers secteurs de la population?
    Il n’est donc pas possible d’évoquer la démocratie participative sans la resituer dans tout ce processus historique de tâtonnements et de construction avec ses avancées, ses difficultés et même ses erreurs qui jalonnent notre histoire commune nationale et internationale. L’on ne peut non plus faire l’économie de souligner la créativité de tous ceux qui ont élaboré des méthodes dans des contextes précis et en fonction d’objectifs visés par eux à un moment donné.
    Cela m’amène à évoquer des situations vécues à travers lesquelles j’ai peu à peu pris conscience de ces processus, de leurs racines multiples et de la complexité des situations.
    Ainsi, au lendemain de l’Indépendance du Maroc, nous avions à quelques uns initié un travail d’animation rurale dans la Province de Marrakech qui visait à créer des conditions de dialogue entre des représentants de la population rurale et les nouvelles autorités politiques, administratives et techniques. Pour faire bref l’aventure de l’animation rurale qui, du Maroc, s’étendit à d’autres pays africains au lendemain des indépendances puis, en Amérique Latine dans le contexte de réformes (telle la Réforme Agraire au Chili), s’est forgée et enrichie à partir du croisement de différentes expériences françaises puis de la rencontre d’expériences brésiliennes et latino-américaines.
    Cependant cette expérience qui, dès le départ était liée à des accords avec des gouvernements cherchant à s’appuyer sur la participation populaire, fut rapidement mise à mal par les évolutions politiques et des crises menant aux coups d’état. Elle fut aussi marquée par une interprétation différente de l’idée de « participation » : celle de la prise en compte de l’expérience et des savoirs des couches populaires dans les décisions publiques ou celle de la simple adhésion de ces couches populaires aux projets élaborés par l’administration.
    C’est ensuite en Amérique Latine, en particulier en accompagnant la situation au Brésil, que j’ai connu sur le terrain bien des expériences d’éducation populaire dans des contextes de résistance et de développement local, puis, lors des processus de démocratisation à la sortie des dictatures. C’est à partir de la fin des années 1980 que les débats dans l’univers de l’éducation populaire, de la démocratisation à différents niveaux ainsi que la confrontation entre expériences diverses et réseaux en extension que les notions de citoyenneté, d’espace public et de participation ont pris de plus en plus d’importance nourrissant bien des rencontres et des séminaires. C’est ce qui a constitué le terreau sur lequel s’est greffé l’initiative du processus des FSM. Dans mes aller et retour entre les deux continents la rencontre avec Patrick Viveret et Claire Heber Suffrin fut décisive pour moi ainsi que la découverte de Transversales Science Culture et du livre de J.Robin « Changer d’Ere ». C’est ainsi que je me suis attachée à ce courant de pensée et que j’ai tenté de créer des ponts entre les expériences d’A.L., d’Europe et d’Afrique que je connaissais. Je crois en effet beaucoup aux croisements de regards à partir de situations différentes et aux apports réciproques qui enrichissent les processus.
    Si j’évoque schématiquement les richesses de ce parcours et de ces rencontres c’est pour expliciter tout ce qui nourrit ma propre réflexion. J’ai la conviction que pour approfondir le débat autour de la démocratie participative il est nécessaire de prendre en considération ses différentes dimensions et de faire le lien entre les théories et les multiples pratiques. Ainsi l’expérience du budget participatif de Porto Alegre est née des premières expériences de gouvernement local lorsqu’en 1988 le PT gagna les mairies de Sao Paulo et Porto Alegre. Cette expérience s’est ensuite propagée à beaucoup d’autres villes au Brésil et en A.L. avec des variantes. Elle a suscité et suscite encore bien des études et des recherches. Mais en France même des expériences antérieures sont passées plus inaperçues. Il faudrait reprendre le fil de toutes les expériences suivies par l’ADELS et pour beaucoup d’entre elles publiées dans sa revue « Territoires » ou plus récemment la méthode de construction commune de projets d’action au niveau de quartiers urbains mise au point par Marie Renée Bourget Daitch au sein du MDSL Intervention, avec la mise en place d’Ateliers de l’Avenir dans plusieurs villes de France . Celle aussi de « tiers médiateur » conduite depuis près de dix ans maintenant dans le cadre de Culture et Liberté pour la concertation de tous les acteurs institutionnels et simples citoyens concernés par une décision. Cela permettrait de retrouver les terreaux d’émergence des processus participatifs. Tout cela pour dire qu’il y a déjà une riche histoire et de multiples racines inscrites dans les processus sociaux et politiques à différents niveaux. Sans oublier toute l’expérience auto gestionnaire qui fut suivie et analysée de près par Henri Desroches et par Albert Meistre.
    Histoire qui ne cesse de s’enrichir de nouvelles expériences dans un contexte totalement nouveau mais étouffée par la publicité et les grands médias.
    Pour revenir à la préoccupation exprimée par Jean Zin, celle de la prise en compte du « changement d’ère » je suis de plus en plus convaincue de l’importance d’arriver à inscrire dans une éducation populaire revisitée l’approche d’une relecture transversale du sens profond de ces grandes mutations qui exigent une « métamorphose civilisationnelle4 ». Les compétences et les énergies existent pour cela mais elles sont dispersées, étouffées, sans moyens pour œuvrer à l’échelle nécessaire. D’autre part elles ne peuvent réellement s’affirmer qu’en menant de pair tous ces efforts avec la prise en compte des profondes et nécessaires transformations culturelles personnelles et collectives ».

  3. Hier soir la gauche sort largement gagnant et acquis une légitimité incontestable pour démocratiser le pouvoir local et innover la politique territorial. Pour la majorité des électeurs c’était aussi une façon de dire que le local ne peut être vu hors du contexte national.
    La gauche doit agir à niveau départemental, régional et municipal pour un développement territorial intégré et solidaire qui repose en réalité sur une nouvelle forme de gouvernance, où la mobilisation et la participation de tous les acteurs de la société civile aux processus de décision doivent prendre le pas sur le simple échange d’informations. La mise place de ce développement holistique est compatible avec les valeurs de justice sociale, de respect aux droits humains, de le juste partage du progrès économique cher à la gauche qui souhaite promouvoir la démocratie participative et rénover l’approche citoyenne. Pour cela il faut élaborer une vraie stratégie afin de créer des instruments efficaces pour les besoins du développement, pour lutter contre la pauvreté tout en conciliant ce qui est, pour la droite, inconciliable: croissance économique, respect des écosystèmes, protection environnementale et sociale assurant un avenir pour la France et l’humanité.
    Cependant il faut être attentif car M. Sarkozy, connu pour être revanchard, est capable de tout faire pour empêcher le succès d’un gouvernement territorial de gauche. Il sera regrettable car et il sera responsable d’une convulsion sociale non souhaitable pour la France.

  4. Nous sortons tout juste d’une campagne municipale pour notre ville Mandres les Roses où la liste Mandres Ensemble (sans étiquette), issue du groupe Mandres pour Tous, a présenté un programme basé sur la démocratie participative comme moyen de gouvernance. Nos résultats ont été encourageants au premier tour (21,26%) mais les électeurs se sont en partie reportés au second tour (18%) vers des listes sortantes ou traditionnelles prônant la démocratie représentative et la consultation éventuelle des électeurs (quand, où, quoi, comment ?). Les discours entre nos deux « adversaires » de droite ont redoublé de violence et d’attaques, ce qui ne laisse rien augurer de bon pour la suite…
    Au cours de notre campagne, notre discours a dû évolué de démocratie participative à démocratie d’aujourd’hui : la participation fait peur et « ne marcherait pas » aux dires des tenants actuels du pouvoirs. Il est sûr que, quand ils ont eu quelques vélléités participatives antérieurement, elles se sont très mal passées par manque d’information et de méthode, portant ainsi le discrédit sur le concept global.
    Nous avons, durant notre campagne, donné quelques exemples concrets de voisins « participatifs » mais ils sont encore trop peu nombreux ou pas assez connus. Votre initiative s’inscrit donc bien dans le cadre de nos attentes actuelles et c’est avec attention et le plus grand intérêt que nous « participerons » à vos débats.

    Catherine Zaslavsky

  5. Bonjour,

    intéressant la démarche participative pour parler de participation !!
    j’ai très peu d’expérience en la matière et ma contribution sera plus que modeste. Je travaille dans une structure associative chargé de faire participer la « société civile » aux politiques publiques déjà mises en place. La question que je me pose est la suivante : la démocratie participative, qu’est ce que c’est réellement ? Est-ce une méthode destinée à orienter les politiques publiques (conception à la Saul Alinsky) ? ou est-ce une méthode vide de sens susceptible de légitimer les politiques déjà mises en place ?
    Est-ce une dynamique issue entièrement de la société civile ou est-ce un dynamique amorcée par les pouvoirs publics, qui l’orientent dans le sens voulu ?

    Je pense qu’il est nécessaire de porter un regard critique sur l’existant et effectivement de s’inspirer de l’expérience d’autres continents qui, à mon avis, possède une culture beaucoup plus innée de la participation (il est intéressant d’observer l’association Ekta Parishad en Inde ou ACDIC au cameroun…)

    Je ne sais pas si ce que j’ai écrit peut être considéré comme une contribution. En tout les cas, je suis de près vos travaux.

    Bons débats

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