Suspension de la publication de la revue Territoires

Chers Abonnés,

L’Adels, association qui porte la revue Territoires est confrontée à une situation financière très difficile.

Le conseil d’administration de l’Adels a décidé lundi 12 décembre de déclarer auprès du tribunal de grande instance l’association en état de cessation de paiement afin de sauvegarder les intérêts des salariés et de conserver la possibilité de poursuivre l’activité dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire.

Cette suite pour laquelle nous nous mobilisons ne se fera malheureusement pas sans restructuration et diminution d’effectif au sein de l’équipe.

Cela nous amène à suspendre la parution de Territoires pour quelques mois et à travailler à l’élaboration d’une nouvelle formule dont le rythme et le format (majoritairement Web) seront différents.

Nous suspendons également provisoirement les abonnements à Territoires.

Vous avez la possibilité, bien sûr, de demander le remboursement de votre abonnement au « prorata temporis » des numéros vous étant dus. Vous pouvez également, en ne le faisant pas, soutenir l’effort de restructuration que nous entreprenons pour que l’Adels et Territoires ne disparaissent pas.

Nous vous proposerons dans les semaines à venir de participer à la définition de la nouvelle formule que nous allons être amenés à construire.

Dans l’attente de votre collaboration et l’espoir de continuer notre déjà longue aventure avec vous,

Coopérativement,
Pour le Bureau de l’Adels
Pascal Aubert Président, Directeur de la publication

Le Sénat poursuit…

Réunie le mardi 8 novembre 2011, la commission des lois du Sénat a adopté une  proposition de loi de Nicole Borlo Cohen-Seat (sénatrice communiste de Paris), visant à l’abrogation de l’ensemble des dispositions destinées à créer les conseillers territoriaux. « La mise en place des conseillers territoriaux crée une confusion entre les prérogatives de la région et du département, est contraire à la parité, institutionnalise un cumul des mandats, se traduit par des assemblées régionales pléthoriques et n’entraîne aucune économie » (exposé des motifs). « Nous voulons envoyer très vite ce message aux élus » (François Rebsamen, sénateur socialiste de la Cote d’Or). En plus du groupe Communiste et républicain, le texte est co-signé par le groupe socialiste-Europe Écologie les Verts (François Rebsamen) et par le groupe du Regroupement Démocratique et Social Européen (Jacques Mézard, sénateur radical de gauche du Cantal). Le rapporteur sera Gaëtan Gorce (sénateur socialiste de la Nièvre). Le Sénat examinera cette proposition de loi, en séance publique, le 16 novembre 2 011.

Aussitôt que mes loisirs me le permettront, je vous résumerai les débats.

Je suis intervenu hier, à Rennes, en duo avec Edmond Hervé, sénateur socialiste de l’Ille-et-Vilaine et ancien maire de Rennes dans le cadre du réseau « Politique de la Ville » Bretagne et Pays de la Loire. J’en profite pour vous recommander la lecture de son rapport d’information pour le Sénat donnant « des éléments » pour un bilan de la décentralisation. (rapports du Sénat N° 679, du 28 juin 2 011). C’est plein d’idées. J’essaierai aussi de vous détailler un peu.

Georges GONTCHAROFF, 15 novembre 2011

 

 

Le rêve des travailleurs du dimanche : être couverts d’un PUCE…

Le saviez-vous? Sous le vocable animalier de « PUCE » se cache le sigle quelque peu abscons de « Périmètre Urbain d’Usage de Consommation Exceptionnelle… » Précision : ce qui est exceptionnel, c’est le nombre de consommateurs fréquentant cette zone, mais aussi le statut spécifique dont bénéficient – par dérogation – les salariés travaillant en période dominicale dans les commerces de ces territoires. Introduit par la loi Mallié (député UMP) du 11 Août 2009, le marché aux PUCE serait le suivant : si les travailleurs se portent volontaires, ils bénéficient du doublement de leur rémunération. De quoi bondir sur l’occasion ?… Saut en réalité bien modeste, car ces PUCE sont aussi exceptionnels que leur fréquentation. Pas de quoi fouetter un chat : on dénombre une quinzaine de sites sur Paris, Marseille ou Lille. Dont la zone d’activités du pôle de Roissy « Paris-Nord 2 » à Gonesse, commune socialiste, gauche et droite ont voté de concert l’autorisation réclamée par le patronat (et dénoncée par les syndicats) pour sauver les meubles d’Ikea et les outils de Castorama, comptant sur un tel PUCE pour donner un coup de collier aux ventes.

Car malheureusement ces zones siphonaptères sont plutôt rares sur le sol français et la mesure reste assez insecticide : nous sommes loin d’une invasion. On observe plutôt une prolifération de bestioles au nom assez imprononçable… les « ZTAEACP », « Zones Touristiques d’Affluence exceptionnelle ou d’Animation Culturelle Permanente » (!) qui visiblement ont échappé aux DDT (directives du droit du travail) et sont plus de 600. Là, ni calme ni volupté : les malheureux salariés ne bénéficient pour tout os à ronger que d’un jour de repos compensatoire en semaine. C’est toute la différence entre une « affluence exceptionnelle » qui ne vaut pas un kopeck et une « consommation » de même qualificatif qui, elle, mérite d’être caressée dans le sens du poil. Ça apprendra aux visiteurs à ne pas être suffisamment démangés… par une fièvre acheteuse caractérisée. Dans les fameuses ZTA (et autres…), les flâneurs sont autorisés, au risque de parasiter les lieux de chalandise, tandis que les PUCE sont voués au contraire à la dépense pure et dure. Sur les Champs-Élysée, les boutiques de prêt à porter – par ex les boutiques de luxe Louis Vuitton ou Lancel dont il faut visiblement booster les bénéfices – sont désormais à la même enseigne que les activités récréatives ou culturelles, sommées d’activité dominicale lucrative. Il y a fort à parier dans ces conditions que le projet d’implantation d’EUROPA CITY au Sud de Roissy ne sera pas couvert d’un PUCE… mais frappée d’une ZTA (et j’en passe… ) caractérisée. 40 millions de visiteurs supputés : difficile de faire plus affluent. Autant que le forum des Halles, premier centre commercial d’Europe et 2,7 fois Disneyland-Paris, première destination touristique européenne… Et difficile aussi de faire plus animé et plus culturel, si l’on en croit les publicités d’Immochan… Le dimanche y serait donc un jour comme les autres !

Deux ans plus tard, le bilan de ces mesures faunistiques apparaît plus que mitigé, alors que vient d’être saisi l’OIT (Organisation Internationale du travail) pour incompatibilité avec la convention n° 106 ratifiée par la France. Car, n’en déplaise à M. Maillé, ces ouvertures intempestives constituent l’exemple même de la fausse bonne idée… Les porte-monnaie des consommateurs n’étant pas élastiques, par plus que leur estomac ou leur penderie, si les jours d’ouverture s’étalent sur 7 jours au lieu de 6… la dépense s’étalera également. Les puces des cartes bleues resteront sagement rangées dans les portefeuilles et le panier de la ménagère de moins de 50 ans s’en verra dégarni d’autant… Quant aux travailleurs, ils voient leur conditions de travail dégradées: dans les zones touristiques, l’ouverture peut se faire contre l’avis des salariés et n’implique plus légalement un supplément de portion dans la gamelle…

Chienne de vie…
Jacqueline Lorthiois

La réforme des collectivités en vidéo et en 7 épisodes

Conférence de Georges Gontcharoff à La Mure Argens (Alpes de Haute Provence), le 25 novembre 2010, à l’invitation du Conseil de Développement du Pays A3V (Asses, Verdon, Vaïre, Var). Merci à eux !

épisode 1

Introduction

épisode 2

La question du millefeuille institutionnel

épisode 3

La question du millefeuille institutionnel suite

épisode 4

La réforme de l’intercommunalité

épisode 5

Le volet financier de la réforme

épisode 6

Le volet financier de la réforme suite

and last but not least, épisode 7

Question de Laurent Bielicki, Directeur de l’ARDL PACA, (Association Régionale de Développement Local Provence Alpes Côte d’Azur) et animateur du débat, sur l’avenir des « Pays » et des Conseils de Développement.

Et, bien sûr, l’épisode 8, que tout le monde s’arrache 🙂 :